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Lundi 20 avril 2009
Comme moi vous recevez probablement des tonnes de courriers électroniques vous demandant d'appeler tel ou tel hôpital pour sauver un enfant malade grâce à un don de sang, ou alors à aider une personnalité d'un pays lointain à débloquer de formidables sommes d'argent suite à un coup d'état. Ce sont des canulars (hoax en anglais) dont le but est de "polluer" le réseau et de saturer les serveurs.

De nombreux hoax portent sur de nouveaux virus qui seraient indétectables et super destructeurs. Ça en devient tellement lassant qu'à la fin plus personne n'y prête attention.

Par contre il y a un vrai virus qui va arriver vers la fin du mois d'avril, les médias l'ont déjà annoncé et plusieurs sites Internet y font référence (ça n'est pas un hoax !). C'est un virus très particulier puisqu'il ne circule pas par courrier électronique mais par courrier classique. Des millions de personnes risquent d'être touchées en France. Ce virus est très dangereux puisqu'il s'attaque directement aux comptes bancaires de la personne contaminée pour y prendre une somme variable d'un individu à l'autre. La seule solution pour éviter ce virus est de ne pas ouvrir le courrier et de le jeter directement à la poubelle. Mais attention, en procédant ainsi il risque de se répéter quelques temps plus tard sous forme d'un courrier recommandé (et peut-être même d'un coup de téléphone). Là aussi il faudra l'ignorer, sinon la perte d'argent sur le compte bancaire sera encore plus grande que celle qui aurait pu être subie au départ...
Vous voilà prévenus. A vous de prendre vos responsabilités pour éradiquer cette saleté ! Faites passer l'info.

PS : j'oubliais l'essentiel. Comment reconnaître ce virus parmi les flots de courrier qui arrivent dans nos boîtes aux lettres ? C'est très facile, il se cachera dans une pochette plastique noire au format 21 x 29.7 avec le logo république française en haut à gauche. Surtout n'oubliez pas, c'est direct à la poubelle, sinon...
Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA)
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Lundi 23 février 2009

A l’heure où le Ministre de l’Education impose aux enseignants de CM2 de faire subir à leurs élèves des évaluations de fin de cycle 3 (entrée en sixième) au mois de janvier, il convient de s’intéresser aux écrits sociaux, surtout lorsqu’ils s’adressent aux enfants de 8 à 12 ans…

Ce concours de dessin est proposé par la CAPEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) et annoncé dans MEUSE 55 de février-mars 2009, le journal d’informations du Conseil Général de la Meuse, tiré à 90 000 exemplaires et distribué dans tous les foyers meusiens.

Belle initiative, n’est-ce pas ?

Dommage que le concepteur de cette belle affiche n’ait pas lu Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry… Il aurait su écrire « S’il vous plaît… dessine-moi un mouton… »

 

Pierre LOMBARD, directeur d’école ; maître de CM2


Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA)
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Vendredi 6 février 2009
Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA) - Publié dans : local (SE-UNSA)
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Lundi 2 février 2009
Vous y étiez ? Ou alors vous voulez savoir ce que vous avez râté ?
Ne cherchez plus, voici "la" vidéo de la manifestation du 29 janvier 2009 à Bar le Duc !



Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA) - Publié dans : local (SE-UNSA)
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Jeudi 29 janvier 2009
(Mot d'enfant - en regardant les infos le jeudi 29 janvier)

- Dit Papa, il y avait combien de manifestants à St Lô ?
- Environ 5 000, pourquoi ?
- Bah, si pour 5 000 manifestants on limoge un préfet, pour 1 000 000 c'est qui qui va être limogé ? Le président ?
Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA) - Publié dans : local (SE-UNSA)
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Jeudi 29 janvier 2009

Un jeudi à marquer d’un pierre noire

 

 

Pour l’UNSA 55, ce jeudi 29 janvier 2009 est une journées à marquer d’une pierre noire dans l’histoire des mobilisations meusiennes. De mémoire de meusiens, rares sont les cortèges qui dépassent les 2 500 manifestants. Une preuve que l’attente de la population pour une autre politique sociale est grande.

 

A l’issue du rassemblement final, une délégation (CFDT, FO, UNSA) a été reçue à la préfecture. L’UNSA regrette qu’une nouvelle fois le préfet n’ait pas reçu cette délégation syndicale en personne. Pourtant la mobilisation des étudiants, des salariés du public et du privé et des retraités aurait mérité un peu plus de considération de la part des représentants de l’Etat en Meuse.

 

Le discours tenu par le Secrétaire Général de la Préfecture n’aura convaincu aucun des représentants syndicaux. Aucune ébauche de réponse aux revendications n’a été formulée. L’argumentaire semblait directement sorti du cabinet de communication de l’Elysée et reprenait à l’identique ce que l’on entend maintenant depuis plusieurs mois.

 

L’UNSA 55 espère que la réponse qui sera apportée au niveau national sera différente. Si ce n’était pas le cas, nous appellons l’ensemble des meusiens à rester mobiliser et à répondre présent au prochain appel de l’intersyndicale meusienne. Les français ont besoin de reprendre espoir, non pas d’entendre une énième justification d’une politique qui semble manifestement de plus en plus contestée.

 

Bar le Duc, le 29/01/09

 

Ludovic LERAT

Secrétaire Départemental

UNSA





Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA) - Publié dans : interprofessionnel (UNSA)
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Lundi 8 décembre 2008
Je ne sais pas ce qu'on va manger aujourd'hui, mais en tout cas on va déguster, c'est sûr !
Pour les gourmands, voici une recette très à la mode au ministère de l'Education Nationale (un peu indigeste, je le concède) :


L'ECOLE A LA SAUCE FINANCIERE
(Une recette de Xavier Darcos)


- Prenez une école,
- Enlevez 2 heures par semaine,
- Alourdissez les programmes,
- Supprimez les aides des RASED,
- Saupoudrez du soutien à ceux qui ne supportent plus l'école,
- Rajoutez une dose de culpabilité aux parents des enfants en difficulté,
- Supprimer les associations complémentaires de l'école,
- Obligez les collectivités locales à mettre en place un Service Minimum d'Accueil bancal,
- Laissez les enseignants s'enliser dans les problèmes d'organisation,
- Laissez pourrir quelque temps...
- Annoncez régulièrement que l'école va mal


C'est prêt, vous pouvez privatiser !

Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA) - Publié dans : local (SE-UNSA)
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Jeudi 27 novembre 2008

Pour les amateurs, j'en ai d'autres disponibles sur demande.

 

 

Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA) - Publié dans : local (SE-UNSA)
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Lundi 24 novembre 2008

Il y a 25 ans (déjà) ...




En vue agrandie :


PS : cet article va encore me rapporter des points au classement de la cellule de veille de l'opinion sur Internet ! (Big Brother is watching you...)

Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA) - Publié dans : local (SE-UNSA)
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Vendredi 14 novembre 2008
Un collègue fait de nouveau parler de lui sur la toile. Il appelle à la désobéissance...
Très risqué de nos jours (Big Brother veille), il a déjà été convoqué pour donner des explications sur sa prise de position. Des sanctions suivront-elles ?


http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/lirarticle-252147-1030669.html



Le site étant ce vendredi soir très difficile d'accés (encore un coup de Big Brother ?), nous reproduisons l'article ci-dessous :

Colomiers, le 6 novembre 2008


Monsieur l'Inspecteur,

 

 

 

 

 

Je vous écris cette lettre car aujourd'hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d'obéir.

 

Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l'Education Nationale s'est engagé  qui désespère de plus en plus d'enseignants. Dans la plus grande précipitation, sans aucune concertation digne de ce nom, au mépris de l'opinion des enseignants qui sont pourtant les « experts » du quotidien sur le terrain, les annonces médiatiques de « réformes » de l'école se succèdent, suscitant tantôt de l'inquiétude, tantôt de la colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de découragement. La méthode est détestable. Elle témoigne de beaucoup de mépris et d'arrogance vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés. La qualité d'une réforme se juge autant par son contenu que par la façon dont est elle est préparée, expliquée et mise en oeuvre. L'Education Nationale n'est pas l'armée ! Il n'y a pas d'un côté ceux qui décident et d'un autre côté ceux qui exécutent ! L'honneur de notre métier est aussi de faire œuvre de raison, de critique et de jugement.


 

 

 

Aujourd'hui, la coupe est pleine ! Le démantèlement pensé et organisé de l'Education Nationale n'est plus à démontrer tant les mesures décidées et imposées par ce gouvernement l'attestent au grand jour : des milliers de suppressions de postes qui aggravent une situation d'enseignement déjà difficile, la diminution du volume horaire hebdomadaire, la préférence accordée à la semaine de 4 jours, pourtant dénoncée par tous les chronobiologistes, l'alourdissement des programmes scolaires malgré une rhétorique qui prétend le contraire, la suppression des IUFM, la disparition annoncée des RASED alors qu'aucun bilan de leur action n'a été réalisé, la réaffectation dans les classes des enseignants travaillant pour les associations complémentaires de l'école, ce qui mettra à bas grand nombre de projets éducatifs dont l'utilité n'est plus à démontrer, la mise en place d'une agence chargée du remplacement avec l'utilisation de vacataires, la création des EPEP où les parents et les enseignants seront minoritaires dans le Conseil d'Administration, la dévalorisation du métier d'enseignant dans les écoles maternelles et les menaces qui pèsent sur celles-ci, la liste est longue des renoncements, des coupes franches et finalement des mauvais coups portés à notre système éducatif. Sans compter, ce qui m'est le plus insupportable, l'insistance à dénoncer le soit disant « pédagogisme », c'est-à-dire les mouvements pédagogiques qui, depuis des décennies, apportent des réponses innovantes, crédibles, raisonnables à l'échec scolaire.


 

 

 

Le démantèlement des fondements de l'Education Nationale est un processus que je ne peux accepter sans réagir. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas à ce démantèlement. En conscience, je refuse de me prêter par ma collaboration active ou mon silence complice à la déconstruction d'un système, certes imparfait, mais qui a vocation à éduquer et instruire, à transmettre tout autant un « art de faire » qu'un « art de vivre », en donnant toutes ses chances à chaque élève, sans aucune distinction.

 

1. Les « nouveaux » programmes constituent une régression sans précédent. Ils tournent le dos à la pédagogie du projet qui permet aux élèves de s'impliquer dans les savoirs, de donner du sens à ce qu'ils font, de trouver des sources de motivation dans leur travail. Cette vision mécaniste et rétrograde des enseignements, qui privilégie l'apprentissage et la mémorisation, va certainement enfoncer les élèves en difficulté et accentuer l'échec scolaire. Ces programmes sont conçus pour pouvoir fournir des résultats « quantifiables, publiables et comparables » Or, « en éducation, tout n'est pas quantifiable, ni même évaluable en termes d'acquisitions immédiatement repérables ». (Philippe Meirieu). Nous sommes bien dans une logique d'entreprise et de libéralisation de l'école. Désormais, les enseignants seront évalués sur les progrès des acquis des élèves, c'est-à-dire sur la progression des résultats chiffrés. C'est notre liberté pédagogique qui est ainsi menacée. Dans la mesure où les programmes de 2002 n'ont fait l'objet d'aucune évaluation sérieuse et que d'autre part nous ne savons toujours pas qui a élaboré et rédigé les programmes 2008, d'ailleurs sans aucune concertation digne de ce nom, nous sommes en présence d'un déni de démocratie et de pédagogie. Pour toutes ces raisons, je considère que ces programmes sont totalement illégitimes. C'est pourquoi en conscience, j'ai décidé de ne pas les appliquer et de continuer à travailler dans l'esprit des programmes de 2002.

 

2. Tout particulièrement, je refuse de m'inscrire dans la logique d'une « Instruction morale et civique » aux relents passéistes. C'est une insulte faite aux enseignants et aux élèves de penser que l'inscription d'une règle de morale au tableau, apprise par cœur par les élèves, fera changer un tant soit peu leur comportement ! Aujourd'hui, plus que jamais nous avons besoin de mettre en place dans nos classes des dispositifs qui offrent aux élèves la possibilité de se connaître, de se rencontrer, d'échanger, de se respecter. Nous avons besoin d'une éducation au vivre ensemble, car si nous ne le faisons pas, qui le fera ? L'éducation citoyenne est l'un des piliers de l'école pour construire une société ouverte, démocratique et libérée de l'emprise de la violence. La priorité aujourd'hui est d'apprendre aux élèves à se respecter, à réguler positivement les inévitables conflits du quotidien par la parole, la coopération, la médiation. Aujourd'hui, comme hier, en conscience, j'ai fait le choix d'une éducation citoyenne qui permette aux élèves de découvrir leur potentiel créatif et émotionnel au service du mieux vivre ensemble.


 

 

 

3. La réduction du volume horaire de la semaine scolaire de 26h à 24h apporte des bouleversements tels dans l'organisation des écoles, qu'il faut aujourd'hui parler de désorganisation structurelle. Le dispositif d'aide personnalisée pour « les élèves en difficulté » n'est qu'un prétexte démagogique pour supprimer les RASED. Ce dispositif porte un coup fatal à la crédibilité du métier d'enseignant. En effet, de nombreuses expériences pédagogiques d'hier et d'aujourd'hui ont montré et montrent que la difficulté scolaire se traite avec efficacité avec l'ensemble du groupe-classe, dans des dynamiques de coopération, de tutorat, de travail différencié, d'ateliers de besoin, etc. Le dispositif actuel considère que la difficulté doit être traitée de façon « médicale », avec un remède individuel, en dehors de toute motivation et de tout projet de classe. C'est une grave erreur. Ce dispositif est une faute contre l'esprit et la pédagogie. Dès la rentrée, en conscience, je n'appliquerai pas ce dispositif d'aide personnalisée tel qu'il est actuellement organisé. Ces deux heures seront mises à profit pour mener à bien un projet théâtre avec tous les élèves de la classe, répartis en demi-groupe, le mardi et le vendredi de 15h30 à 16h30, ceci avec l'accord des parents.


 

 

 

4. Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires à destination des élèves de CM1 et CM2 sont eux aussi des dispositifs scandaleux et démagogiques destinés à caresser l'opinion publique dans le sens du poil. Mis en place sous le motif populiste qu'il est anormal que seuls les riches peuvent se payer des heures de soutien scolaire (dixit notre ministre), ces stages dont certains ne seront pas animés par des enseignants, ne règleront en rien l'échec scolaire. Ils sont destinés à appâter les enseignants qui souhaitent effectuer des heures supplémentaires avec bonne conscience, alors que dans le même temps des milliers de postes sont supprimés, aggravant ainsi les conditions de travail dans les écoles. Parce que je respecte profondément les élèves qui ont des difficultés et leurs parents et que je suis persuadé que ce dispositif est néfaste, je continuerai à refuser de transmettre des listes d'élèves pour les stages de remise à niveau.


 

 

 

5. La loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève n'est pas autre chose qu'une loi de remise en question des modalités d'application du droit de grève. Il est demandé aux enseignants de se déclarer gréviste 48h avant la grève afin que ce service minimum d'accueil puisse se mettre en place. Ce qui signifie clairement que les enseignants doivent collaborer à la remise en cause du droit de grève ! On ne saurait être plus cynique ! La commune de Colomiers ayant décidé de ne pas organiser ce service minimum d'accueil les jours de grève, il devient inutile de se déclarer 48h avant. En conscience, je ne me déclarerai pas gréviste à l'administration et j'informerai les parents trois jours avant de mon intention de faire grève.

 

Dans son dernier ouvrage, « Pédagogie : le devoir de résister », Philippe Meirieu écrit : « Nous avons le devoir de résister : résister, à notre échelle et partout où c'est possible, à tout ce qui humilie, assujettit et sépare. Pour transmettre ce qui grandit, libère et réunit. Notre liberté pédagogique, c'est celle de la pédagogie de la liberté. […] Nous n'avons rien à lâcher sur ces principes pédagogiques. Car ils ne relèvent pas de choix passagers de majorités politiques, mais bien de ce qui fonde, en deçà de toutes les circulaires et de toutes les réformes, le métier de professeur dans une société démocratique.

 

 

Et devant les errances de la modernité, le professeur n'a rien à rabattre de ses ambitions, bien au contraire… Face à la dictature de l'immédiateté, il doit travailler sur la temporalité. Quand, partout, on exalte la pulsion, il doit permettre l'émergence du désir. Contre les rapports de force institués, il doit promouvoir la recherche de la vérité et du bien commun. Pour contrecarrer la marchandisation de notre monde, il doit défendre le partage de la culture. Afin d'éviter la sélection par l'échec, il doit incarner l'exigence pour tous.

 

 

Personne ne prétend que la tâche est facile. Elle requiert détermination et inventivité. Echanges, solidarité et travail en équipe. Elle exige du courage. Et la force de nager à contre-courant. Il ne faut pas avoir peur de la marginalité. Car, plus que jamais et selon la belle formule de Jean-Luc Godard, « c'est la marge qui tient la page. » »

 

Si aujourd'hui je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C'est parce que je ne pourrais plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de mon devoir de refuser d'appliquer ces mesures que je dénonce. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance que cette résistance portera ces fruits. J'espère que, collectivement, nous empêcherons la mise en œuvre de ces prétendues réformes. Cette action est une action constructive car dans le même temps il s'agit aussi de mettre en place des alternatives pédagogiques concrètes, raisonnables et efficaces.


 

 

 

Monsieur l'Inspecteur, vous l'avez compris, cette lettre n'est pas dirigée contre vous, ni votre fonction, mais je me dois de vous l'adresser et de la faire connaître. Le propre de l'esprit responsable est d'agir à visage découvert, sans faux-fuyant, en assumant les risques inhérents à cette action. C'est ce que je fais aujourd'hui.

 

 

Je vous prie de recevoir, Monsieur l'Inspecteur, l'assurance de mes sentiments déterminés et respectueux.

 

 

 

Alain R*****

Professeur des écoles

Ecole *****, *****(31)


Lettre adressée à Mr l'Inspecteur de l'Education Nationale de la 17ème circonscription de la Haute-Garonne.

Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA) - Publié dans : local (SE-UNSA)
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