Le directeur de cabinet du ministre vient d’adresser un courrier au SE-UNSA pour l’informer de son intention de modifier l’organisation des stages en responsabilité des PE2 pour « renforcer la formation pratique qui prépare au métier ».
Un des stages de 3 semaines consécutives en responsabilité serait remplacé par un stage « filé » d’un jour par semaine dans une même classe tout au long de l’année scolaire.
Cette évolution s’inscrit dans la problématique posée par la rénovation de la formation des maîtres dans le cadre de l’intégration des IUFM dans l’université et de celui de leur futur cahier des charges. Cette annonce fait suite aux propositions contenues dans le rapport Thélot, mais aussi dans le rapport annexé à la loi d’orientation Fillon.
Dans ce courrier le ministère annonce la mise en place d’un groupe de travail sur cette question. Ce groupe de travail sera piloté par la DES (Direction de l’Enseignement supérieur). Il invite aussi le SE-UNSA à entrer en contact avec la DES dans le cadre d’une concertation sur cette question.
Le ministère souhaite que cette modification entre en vigueur à la rentrée 2006.
L’AVIS DU SE-UNSA :
Nous prenons acte de cette proposition formulée par le ministère. Cette question avait fait l’objet d’échanges informels avec le ministère dans le cadre de la concertation sur le futur cahier des charges des IUFM.
Cette mesure doit être examinée dans le détail. Nous devons nous assurer qu’il s’agit bien d’un « plus » en matière de formation professionnelle des futurs PE2. Le stagiaire doit être considéré comme un personnel en formation et non comme une variable d’ajustement des moyens d’enseignement. C’est pourquoi, nous attirons d’ores et déjà l’attention du ministre sur le fait qu’une telle formule qui permet de suivre en responsabilité une classe et de participer à la vie d’une école tout au long de l’année scolaire nécessite une préparation, un accompagnement et une évaluation au sein des IUFM. Dans un tel dispositif, les formateurs et notamment les maîtres formateurs doivent trouver toute leur place.
Cette mesure aura des effets collatéraux au-delà du seul contenu de la formation des maîtres. Elle équivaut à la mise sur le terrain de plus de 3000 Equivalents Temps Pleins (ETP). Pour le SE-UNSA, cette mesure ne doit pas servir de prétexte à des économies budgétaires. L’utilisation des moyens ainsi dégagés est un enjeu syndical. Nous nous battons pour obtenir des garanties quant à leur affectation : à la fois pour maintenir des moyens en formation continue et pour améliorer le régime des décharges de direction.
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