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interprofessionnel (UNSA)

Jeudi 6 avril 2006

C'est incontestable, la journée d'action du 4 avril est une réussite. Si les chiffres de grève enregistrés dans l'éducation nationale sont en retrait par rapport au 28 mars, il n'en demeure pas moins que pour une cinquième journée d'action en trois mois, les chiffres qui nous sont remontés au niveau national sont encore significatifs.

S'agissant des manifestations, au delà des batailles de chiffres, elles ont été réellement massives avec plutôt une tendance à l'amplification.

A l'évidence, les déclarations du Président de la République n'ont pas eu pour effet de réduire la mobilisation, au contraire cela a conduit à resserrer les rangs autour du mot d'ordre de retrait du CPE.

LA SUITE :

Les douze organisations syndicales de salariés, étudiants et lycéens se sont réunies pour faire le point de la situation. Cette réunion a abouti à une déclaration commune qui fixe un objectif commun : obtenir le vote d'une loi abrogeant le CPE avant les vacances parlementaires (17 avril). C'est ce message que chacune des organisations va porter au cours des entretiens successifs qui vont se dérouler à l'invitation des groupes parlementaires. L'UNSA sera reçu par l'UMP jeudi 6 avril.

Une nouvelle intersyndicale se réunira le lundi 10 avril pour envisager, si nécessaire un nouveau temps de mobilisation. De leur côté, les étudiants et lycéens maintiennent leur propre mobilisation et organisent une nouvelle journée d'action le mardi 11 avril, action soutenue par les organisations syndicales (aide matérielle, présence de militants...)

Ces décisions confortent la volonté affichée par l'UNSA de voir rester soudées les organisations syndicales de salariés, d'étudiants et de lycéens.

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Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA)
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Lundi 9 octobre 2006

Ne pas dire NON par principe ni OUI par habitude ... Vous le savez c'est aussi cette approche syndicale qui caractérise l'UNSA.

Avez vous regardé de près la lettre du Ministre de la Fonction Publique qui était jointe avec la dernière fiche de paye ? Non ? Et bien ressortez là et jetez-y un coup d'oeil...

Vous y verrez qu'en janvier dernier un accord a été signé pour améliorer les carrières et l'action sociale dans la fonction publique. Cet accord a été signé par l'UNSA, la Cfdt et la Cftc. (NB : le volet salarial jugé insuffisant par les organisations syndicales a été refusé - les mesures arrêtées l'ont été unilatéralement par le gouvernement

Au programme du volet SOCIAL : CESU (chèque emploi service universel), AIP (aide à l'installation), LOCAPASS (financement des cautions de loyers), etc...

Pour le volet CARRIERE : revalorisation des catégories C, augmentation des pormotions de C en B et de B en A, etc

à noter : comme toujours, les responsables du "paradis U" n'ont rien signé ... et n'ont donc rien fait avancer ! Mais ça on en a l'habitude...

Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA)
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Lundi 16 octobre 2006

Pour beaucoup de salariés (actifs ou retraités, fonctionnaires ou salariés du privé), les fins de mois sont de plus en plus difficiles. Le prix de l’essence et donc des transports explose comme celui des logements, et pèsent énormément sur le pouvoir d’achat.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le nombre de salariés payés au SMIC est passé de 12,8% en 1993 à 16,8% en 2005. Aujourd’hui, 40% des salariés ne touchent qu’1 fois à 1,5 fois le SMIC.

 

 

Dans de très nombreuses entreprises, les évolutions de carrière sont souvent inexistantes, et vous pouvez rester bloqué au SMIC pendant plusieurs années.

 

 

Dans la Fonction Publique, aucun accord salarial n’a été conclu depuis l’année 2000 et le manque à gagner sur la valeur d’indice se situe autour de 6%.

Ce qui vaut pour les actifs, vaut aussi pour les retraités. De 2000 à 2006, les retraites du régime général ont perdu 5% par rapport à l’inflation calculée par l’INSEE.

 

Le gouvernement ne pourra encore longtemps expliquer aux salariés qu’ils doivent se serrer la ceinture et voir des grandes entreprises aligner des profits faramineux qui vont exclusivement dans la poche des actionnaires, quand ce ne sont pas les patrons qui se comportent comme de véritables prédateurs en empochant des sommes colossales que rien ne peut justifier.

 

 

Il faut d’urgence déverrouiller la négociation salariale, dans le privé comme dans le public, au risque de voir tôt ou tard s’allumer ici et là des incendies que nul ne pourra maîtriser.

Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA)
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Mardi 12 juin 2007

Une des annonces phare du candidat SARKOZY, devenu depuis Président de la république, et confirmée, encore hier, lors de sa rencontre avec les organisations syndicales, consiste à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui partira à la retraite.

Au-delà du fait, qu’il conviendra qu’il dise, quels ministères seraient concernés, quels fonctionnaires ne seraient pas remplacés, quels fonctionnaires seraient inutiles, cette mesure purement financière serait destinée à réduire le déficit du budget de l’Etat.

On peut, nous aussi, sur cette question, parler chiffres et rapprocher, cette illusoire économie à sa juste dimension. Cette mesure, ne ferait économiser à l’Etat que 1 milliard d’euros. Pour beaucoup, cette somme parait importante. Cependant, quand elle mise en regard, des 65 milliards d’Euros d’aide aux entreprises, dont l’efficacité en terme de créations d’emplois reste à démontrer, ou encore des 12 à 15 milliards d’Euros d’allègements fiscaux annoncés en moins d’un mois, ou encore des 36,16 milliards d’euros du déficit budgétaire 2006, ou encore des 1200 milliards d’euros de dette cumulée, on voit bien que cette mesure n’est qu’une mesure idéologique, visant à flatter les populismes.

Depuis des années, les fonctionnaires sont cesse mis au ban de la société, souvent avec la complicité de certains média mal intentionnés.

Aborder la question des fonctions publiques sous le seul aspect de la baisse du nombre des fonctionnaires est proprement scandaleux.

Notre pays a besoin d’honnêteté intellectuelle aussi bien dans l’analyse que dans la réponse aux problèmes qu’il rencontre.

Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA)
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Mardi 23 octobre 2007

- Vingt millions d'euros retirés en liquide des comptes de plusieurs banques par les représentants d'une fédération patronale honorablement connue sur la place ;

 

- Des anciens dirigeants de cette fédération qui s'étonnent que l'on soit choqué par de telles pratiques -qui disent-ils- ont toujours existé, comme si pour eux la répétition des fautes commises valait absolution ;

 

- Un ancien dirigeant du CNPF, M. Gattaz, qui fut pendant des années le patron des patrons qui dévoile l'existence d'une caisse noire que cette même fédération patronale aurait constituée et dont le montant avoisinerait cent soixante millions d'euros ;

 

- Les mêmes dirigeants qui justifient tout cela par la nécessité de "fluidifier le dialogue social" et mettent donc implicitement en cause les organisations syndicales de salariés sans apporter pour l'instant la moindre preuve de ce qu'ils avancent ;

 

- Des organisations syndicales représentatives qui, se sentant toutes éclaboussées par de tels propos, crient au scandale et protestent de leur innocence ;

 

- La presse sur la piste des millions envolés et tous de s'interroger sur la façon dont tout cela va finir et de se demander si le discrédit ne va pas s'abattre sur l'ensemble des partenaires sociaux !

 

Cela se passe en France en octobre 2007.

 

Ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire de l'UIMM (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie) dépasse, et de loin, la personne de son président, Denis Gautier-Sauvagnac dont à ce jour, et cela est à souligner, l'intégrité personnelle n'est pas mise en cause.

 

Au-delà de l'énormité des sommes en jeu, ce qui est sidérant dans cette affaire, c'est la bonne conscience avec laquelle les représentants successifs de l'UIMM assument encore aujourd'hui publiquement par voie de presse ce système de financement.

 

Nous savons nous, à l'UNSA, ce que recèle la face cachée de telles pratiques. Dans les entreprises de la métallurgie, dès que les militants de l'UNSA veulent s'implanter, ils sont systématiquement traduits devant les tribunaux. Pire encore, dans bien des cas, les directions d'entreprises exercent sur eux de telles pressions qu'ils sont mis en demeure d'abandonner leur activité syndicale au sein de l'UNSA et de rendre leur carte. Refuser de céder peut conduire au licenciement. Voilà pourquoi dans de nombreuses entreprises de la métallurgie, nous avons créé des "syndicats clandestins" composés de militantes et de militants qui partagent nos idées mais que nous ne voulons pas exposer inutilement. Voilà l'état de la démocratie sociale dans la France d'aujourd'hui.

 

Alors, oui, il faut en finir avec ce qui n'est pas un simple dérapage d'ordre financier mais un système réfléchi et organisé de contrôle et de muselage des organisations syndicales.

 

Ce système a pris dans nombreuses entreprises de la métallurgie un caractère clanique et féodal digne de la guerre froide et du Yalta syndical qui l'a accompagné.

 

À l'UNSA, nous n'avons pas attendu ces derniers mois pour demander que l'on remette la démocratie sociale sur ses pieds. Et pour rafraîchir la mémoire de quelques-uns, je voudrais leur rappeler que pendant des années nous avons été les seuls à demander une réforme des règles de représentativité et de financement des organisations syndicales dont tous semblaient s'accommoder.

 

Oui, nous assistons à la fin d'une époque et l'UNSA ne va pas s'en plaindre. Les faux semblants et les demi-réformes ne régleront rien ; c'est à une refondation complète et rapide de notre démocratie sociale qu'il faut avoir le courage de s'atteler.

 

L'enjeu désormais est de rebâtir un système de relations sociales dans lesquelles les salariés pourront se reconnaître. Il y a là un enjeu démocratique où se joue l'avenir du syndicalisme dans notre pays.

 

Alain OLIVE

 

Par Ludo (SGD 55 - SE-UNSA)
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Jeudi 29 janvier 2009

Un jeudi à marquer d’un pierre noire

 

 

Pour l’UNSA 55, ce jeudi 29 janvier 2009 est une journées à marquer d’une pierre noire dans l’histoire des mobilisations meusiennes. De mémoire de meusiens, rares sont les cortèges qui dépassent les 2 500 manifestants. Une preuve que l’attente de la population pour une autre politique sociale est grande.

 

A l’issue du rassemblement final, une délégation (CFDT, FO, UNSA) a été reçue à la préfecture. L’UNSA regrette qu’une nouvelle fois le préfet n’ait pas reçu cette délégation syndicale en personne. Pourtant la mobilisation des étudiants, des salariés du public et du privé et des retraités aurait mérité un peu plus de considération de la part des représentants de l’Etat en Meuse.

 

Le discours tenu par le Secrétaire Général de la Préfecture n’aura convaincu aucun des représentants syndicaux. Aucune ébauche de réponse aux revendications n’a été formulée. L’argumentaire semblait directement sorti du cabinet de communication de l’Elysée et reprenait à l’identique ce que l’on entend maintenant depuis plusieurs mois.

 

L’UNSA 55 espère que la réponse qui sera apportée au niveau national sera différente. Si ce n’était pas le cas, nous appellons l’ensemble des meusiens à rester mobiliser et à répondre présent au prochain appel de l’intersyndicale meusienne. Les français ont besoin de reprendre espoir, non pas d’entendre une énième justification d’une politique qui semble manifestement de plus en plus contestée.

 

Bar le Duc, le 29/01/09

 

Ludovic LERAT

Secrétaire Départemental

UNSA





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